L’approche écosanté ou la viabilité du monde …
Louise Vandelac, Ph.D., Professeure titulaire, Département de sociologie/
Institut des sciences de l’environnement de l'Université du Québec à Montréal
, Chercheure au Centre de recherche interdisciplinaire sur la biologie, la santé, la société et l’environnement (CINBIOSE) Centre collaborateur de l’OMS et de l’OPS
De la santé des êtres… à celle du monde… ou vice-versa…
En Amérique du Nord, on estime qu’un homme sur deux et une femme sur trois auront un cancer au cours de leur vie, ce qui découle, entre autres facteurs, des impacts cumulatifs des polluants persistants (dioxines, furannes, BPC, pesticides organochlorés, métaux lourds, etc.). De même, les problèmes croissants d’embonpoint et d’obésité, facteurs inquiétants de hausse des problèmes cardiovasculaires et de diabète de type 2, annoncent déjà une chute de l’espérance de vie. Tenter de contrer, ou du moins de limiter les principaux facteurs à l’origine de tels problèmes de santé, présente donc un intérêt manifeste, tant en termes de coûts humains et socio-économiques évités ou atténués, qu’en termes de préservation de la qualité de vie des êtres et des milieux de vie biophysiques et sociaux.
Ainsi, à titre d’exemple, intervenir en amont, par le biais des politiques publiques et de R&D sur les principales sources de contamination de l’air et de la chaîne alimentaire par les dioxines et furannes, composés parmi les plus toxiques pour la santé des êtres et des écosystèmes, est sans doute beaucoup plus efficace et moins coûteux que d’intervenir à la pièce et a posteriori. Rappelons que, selon la communauté scientifique, l’incinération de déchets dangereux constitue l’une des principales sources d’émissions dans l’environnement de dioxines et de furannes. Or, le Québec essuie non seulement les retombées de 3 des 4 incinérateurs canadiens de matière dangereuse, mais aussi celles de l’incinérateur de la Ville de Québec, récemment considéré par la Commission de coopération environnementale comme le troisième producteur de dioxines et furannes en importance en Amérique du Nord. En outre, le gouvernement du Québec n’a toujours pas adopté la norme des ministres fédéraux de l’environnement, en vigueur ailleurs depuis 8 ans, et il tarde encore à adopter le projet de règlement sur l'assainissement de l'air qui aurait pu permettre de resserrer enfin les normes en vigueur.
La même perspective d’intervention en amont sur les facteurs structurels devrait prévaloir dans l’analyse des problèmes croissants d’embonpoint et d’obésité et de leurs impacts en cascades sur la santé. Certes, ces problèmes nous invitent à limiter la surconsommation et la sédentarité de nos modes de vie. Mais ils nous pressent surtout de modifier les politiques agricoles et agroalimentaires pour favoriser une approche écologique du cycle alimentaire, et ils nous pressent également d’intervenir sur les politiques d’environnement, les plans d’aménagement du territoire et du cadre bâti, ainsi que sur les politiques de transport, de travail, d’éducation ayant contribué à amces problèmes de santé publique. Dans le même ordre d’idées, les pays dits « sous-développés », qui le sont largement à cause des échanges inégaux avec nos pays « trop enveloppés », voient souvent l’état de santé de leurs populations se dégrader au rythme de celui de leurs écosystèmes (déboisement, désertification, érosion et salinisation des sols, etc.). Ainsi, quand, aux difficultés d’accès à une eau potable de qualité et à la pénurie de services sanitaires de base s’ajoutent, à l’heure de l’OMC, les difficultés de préserver les cultures vivrières essentielles à la sécurité alimentaire, comment ignorer que ces déséquilibres socio-écologiques jouent un tel rôle dans la morbidité et la mortalité ? Or, à l’échelle du globe, tous ces problèmes hydriques, sociosanitaires, alimentaires, risquent fort de s’amplifier et de s’aggraver, sous l’impact des changements. Cela exige, au Nord, de réduire notre empreinte écologique, et de penser à la santé d’abord et avant tout, en termes de préservation des conditions de régénération des êtres et des milieux de vie.
Pourtant, les pouvoirs publics continuent généralement de considérer la santé dans le cadre d’une approche curative ou palliative individualiste, technicisée et de plus en plus coûteuse, au point de consacrer l’essentiel des ressources humaines et financières aux secteurs médico-hospitalier, pharmaceutique et génétique, tout en ignorant encore largement la santé environnementale, y compris au niveau des organismes publics de subventions à la recherche.
C’est donc souvent avec peu de moyens et en marge des institutions que certains ont mis en avant la nécessité de repenser la santé dans la complexité des enjeux sociaux et environnementaux globaux, afin de renouveler les perspectives d’analyse et d’intervention, de concert avec les communautés concernées. Et c’est dans ce contexte que s’est développée une approche écosanté, sensible à l’examen global et intégré des interactions des principaux déterminants de la santé, permettant un travail collectif d’analyse, de co-construction des connaissances avec les gens les plus directement concernés et enfin un travail de prise en charge intégrée de la santé des individus, des populations et des écosystèmes.
L’approche écosanté : un faisceau de convergences
Depuis quelques années, ce sont des gens issus des courants les plus novateurs en santé publique, en santé des femmes, en santé environnementale, en santé au travail mais aussi en coopération internationale, comme en témoigne le travail du CRDI, qui ont permis l’émergence de l’approche écosanté. Sachant que la santé des populations est en partie tributaire de la santé des écosystèmes, cette approche écosanté propose des modes de production/consommation socialement responsables. Bien qu’attentive aux habitudes de vie des individus, ciblées par la promotion de la santé, l’approche écosanté s’intéresse davantage aux principaux déterminants de la santé (écarts socio-économiques, conditions de travail, soins aux jeunes enfants, etc.), et à leurs interactions avec l’environnement, tout en privilégiant les interventions, dès l’apparition de signes précoces, voire en amont, aux sources mêmes des problèmes de santé, notamment du coté des orientations économiques et des politiques publiques.
S’intéresser ainsi aux facteurs structurels, à l’origine de la dégradation des conditions de santé des individus, des populations et des milieux de vie, prolonge en quelque sorte le sens et la portée de l’analyse des déterminants de la santé. Rappelons que l’examen comparatif des investissements en santé dans les pays développés a mis en évidence que les déterminants de la santé jouent souvent un rôle beaucoup plus significatif en termes d’espérance de vie en bonne santé des individus, que les investissements sans fin dans le système médico-hospitalier et les marchés pharmaceutiques et génétiques (Renaud et Bouchard, 1994)
Pour une écologie de la santé
Au moment où l’Unesco ouvre la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (2005-2014), l’occasion se prête parfaitement pour entreprendre un virage vers une écologie de la santé. En effet, protéger les équilibres écologiques et socio-économiques permettant aux êtres, aux populations et aux milieux de vie de se régénérer, pour donner ainsi corps et sens au monde, n’est-ce pas ce qu’on attend des pouvoirs publics, censés contribuer à préserver le bien commun et la vitalité des liens sociaux ? Dans un contexte où la santé et l’environnement constituent les deux préoccupations majeures de la population, les ministres de l’environnement et de la santé n’auraient-ils pas d’ailleurs tout intérêt à relever un tel défi? D’autant plus que les synergies entre les milieux de la santé, de l’environnement, de l’enseignement et des mouvements sociaux, pourraient contribuer, sans négliger pour autant les systèmes de soins et de services sociaux, à orienter davantage les interventions publiques vers la maximisation des conditions de santé et la limitation des facteurs contribuant à l’érosion de la santé des êtres et des écosystèmes …
Aux sources de l’approche écosanté, quelques figures pionnières…
On le sait, les femmes ont toujours joué et continuent à jouer un rôle-clé dans la préservation et la transmission des conditions de santé et d’environnement, notamment pour leurs proches. Depuis le 19e siècle, le mouvement des femmes, qui a réalisé l’une des plus importantes et des plus pacifiques révolutions de l’histoire, a aussi largement contribué, grâce, notamment, au travail pionnier de femmes comme Alice Hamilton et Rachel Carson, à faire des champs de la santé au travail et de la santé environnementale, les prémices de l’approche écosanté, également largement portée par des femmes.
Alice Hamilton, considérée comme la fondatrice de la médecine du travail aux États-Unis, a été, en 1919, la première femme professeure à l’École de médecine de Harvard (mais à la condition explicite de ne pas entrer au Faculty Club et de ne jamais demander de billets de football !). Liant, dès 1902, les questions de santé environnementale et de santé au travail, à la protection des droits et aux politiques publiques en matière de travail et d’environnement, elle a établi le lien entre l’épidémie de fièvre typhoïde sévissant alors à Chicago et la gestion des eaux d’égouts, forçant ainsi la réorganisation du Département de santé de Chicago. En 1910, ses travaux portant sur les effets de l’exposition au plomb et à des composés chimiques dangereux sur la santé de travailleurs, l’amènent à être la première directrice de la Commission des maladies du travail de l’Illinois. Elle s’opposera ensuite, mais sans succès immédiat, à l’introduction du plomb dans l’essence qui, après avoir endommagé, pendant des décennies, la santé et les facultés intellectuelles d’un nombre incalculable d’enfants, a finalement été retiré de l’essence, du moins en Amérique du Nord, suite aux courageux travaux de Needleman. Récipiendaire de nombreux prix, Alice Hamilton, auteure de plusieurs ouvrages dont Industrial Poisons in the United States (1925), Industrial Toxicology (1934) and Exploring the Dangerous Trades (1943), a également milité pour la paix et le droit de vote des femmes (obtenu aux Etats-Unis en 1920). Impliquée dans les luttes pour les libertés civiles et militant encore, à plus de 90 ans, contre la guerre au Vietnam, elle est décédée en 1970, à l’âge de 101 ans.
Autre figure de proue, la biologiste Rachel Carson, réputée pour avoir mis en évidence les liens étroits entre la santé des écosystèmes et la santé des êtres vivants. Cette pionnière des années 1960 est d’ailleurs souvent considérée comme l’une des fondatrices du mouvement environnemental contemporain. Son ouvrage majeur, Silent Spring, portant sur les risques et les effets pervers de certains pesticides dont le DDT, sur la santé des écosystèmes et des individus, l’a amenée à réclamer le droit de jouir d’un environnement sain et à s’opposer à certaines industries qui, parfois plus soucieuses de la santé de leurs profits que de celle du public, continuent encore trop souvent à nous empoisonner insidieusement la vie.
C’est d’ailleurs ce que Théo Colborn et ses collègues de Our Stolen Futur, publié en 1996, ont mis également en évidence. Cet ouvrage, préfacé par Al Gore, alors vice-président des États-Unis, a permis de mieux comprendre l’impact sur le système hormonal de l’exposition - même à de très faibles doses - de nombreux produits toxiques (dioxines, furannes, BPC, DDT, Mirex, etc.) associés à certains cancers hormonaux dépendants (prostate, testicules, seins), ainsi qu’à l’affaiblissement du système immunitaire, à la baisse de la spermatogenèse et à l’érosion des facultés intellectuelles. Ces travaux, qui ont largement contribué à stimuler le débat public ainsi que les recherches sur les polluants persistants aux effets de perturbation endocrinienne, ont aussi permis d’accélérer l’adoption du protocole international de Stockholm visant l’élimination de douze polluants particulièrement nocifs, connus sous le nom de « dirty dozen » .
Alice Hamilton, Rachel Carson et Théo Colborn s’ajoutent aux milliers d’autres qui ont contribué à développer une approche écosanté. Ces pionnières sont désormais relayées par toutes celles qui, scientifiques, médecins, auteures, intervenantes, ont créé les premiers centres et réseaux de santé des femmes pour renouveller, au coeur de l’action démocratique, la vitalité des liens entre la santé des êtres, des écosystèmes et la protection du bien commun. Parmi elles, figurent des femmes aussi différentes que la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, les Indiennes Arundhati Roy et Vandana Shiva, la Canadienne Maude Barlow ou encore la Kényane Wangari Maathai, récipiendaire en 2004 du Prix Nobel de la Paix. Au Québec, le travail amorcé depuis plus de 20 ans par les chercheures du CINBIOSE a également contribué à populariser cette approche écosanté, et à la diffuser sur la scène internationale entre autres, avec le CRDI.
Et maintenant…
« La terre est une; le monde lui ne l’est pas. Nous n’avons qu’une seule et unique biosphère pour nous faire vivre.(…) Il y a des seuils que nous ne pouvons franchir sans mettre en danger l’intégrité du système. Aujourd’hui nous sommes tout près de beaucoup de ces seuils; nous devons être particulièrement vigilants de ne pas compromettre la vie sur terre » (GroHarlem Bruntland, 1988) [1]
Près de 20 ans après ce texte prémonitoire, l’amplification des déséquilibres écologiques et socioéconomiques qui s’ajoute à l’épuisement accéléré des ressources fossiles, à la dégradation des eaux, des sols, des forêts et de la biodiversité, amplifiés par les effets des changements climatiques, nous placent devant un tournant décisif… Désormais, il n’est plus seulement question de santé, ni de détérioration des équilibres vitaux, mais bien d’atteinte profonde aux paramètres biologiques des espèces et des milieux de vie, mettant en péril la sécurité biologique de la planète… et la nôtre, voire notre conception même des humains et de l’humanité... (Vandelac, 2001)
Dans ce contexte, comment ne pas s’étonner de voir encore nos sociétés continuer d’amplifier la production sociale des problèmes de santé et d’environnement, dans la même fragmentation des pouvoirs et des compétences, tout en engouffrant une part croissante des ressources collectives pour en atténuer les impacts [2], comme si les problèmes de santé des individus et des écosystèmes n’étaient que des symptômes passagers, à atténuer, à réparer ou à repousser par la magie du « technological fix », bref, pouvaient être résolus en nous confinant dans l’univers de pensée qui a contribué à les créer…
Pourtant, dès 1988, la perspective du développement viable [3], popularisée par Gro Harlem Bruntland, Présidente de la Commission du développement durable, ouvrait déjà d’autres horizons de pensée. Ce fabuleux dispositif opératoire, faisant de l’intégrité écologique la condition même d’une économie qui, respectueuse des capacités de support et de régénération des êtres et des milieux de vie, fait du développement social son premier objectif, mettait clairement en évidence le caractère insoutenable de nos économies et de nos modes de gouvernance.
Ainsi, privilégiant les interventions en amont, Gro Harlem Bruntland soulignait déjà l’ironie de confier la responsabilité de l’environnement « aux ministres de l’environnement qui n’ont pas grand pouvoir pour empêcher ou maîtriser les destructions causées par les politiques et pratiques dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, du développement urbain, des forêts, des transports ». Elle ajoutait : « la société s’est gardé de confier la responsabilité d’empêcher la dégradation de l’environnement aux ministres et agences qui causent ces problèmes ». Si bien que « nos pratiques en matière d’environnement interviennent le plus souvent a posteriori ». Or, « pour pouvoir anticiper et prévenir la dégradation de l’environnement, il faudra tenir compte des dimensions écologiques des politiques, en même temps que des dimensions économiques, commerciales, énergétiques, agricoles et autres… » (Bruntland, 1988 : 45-46).
On aurait bien aimé croire, 18 ans plus tard, que la Loi québécoise sur le développement durable (2006), laissant l’impression de mettre en avant les principes de prévention et de précaution, de protection de la santé et d'amélioration de la qualité de vie, puisse donc favoriser une gestion publique intégrée susceptible de réduire la dégradation des conditions de santé des écosystèmes et des populations. Certes, il est encore trop tôt pour que les débats ayant entouré l’adoption de cette Loi portent fruit, et trop tôt aussi pour mesurer ses effets en termes d’interprétations juridiques renouvelées et de changements politico-administratifs.
Mais, déjà, le libellé du texte laisse peu d’illusions quant au rôle de levier majeur que cette Loi pourrait avoir. Ainsi, quand on égrène, sans les hiérarchiser, les principes d’« équité et solidarité sociales », de « protection de l’environnement », d’« efficacité économique » et d’une douzaine d’autres, en faisant ainsi équivaloir les « principes » de « l’externalité des coûts » avec celui de « la santé et de la qualité de vie », comme si tout était réductible à du pareil au même, comment ne pas avoir l’impression qu’on se joue de nous ?
Et quant on stipule qu’ils doivent tous être simplement « pris en compte » par l’Administration, « dans le cadre de ses différentes actions », « afin de mieux intégrer la recherche d’un développement durable dans ses sphères d’intervention », comment ne pas avoir la fâcheuse impression que cette Loi se contente, pour l’essentiel, de verdir la loi du fait accompli …
Or, quand la dégradation ou l’exploitation insoutenable de 60 % de tous les « services » qu’offrent les écosystèmes de la planète [4], amplifiée par le spectre des changements climatiques, nous met désormais en jeu et en joue, comment peut-on encore ignorer que la santé des humains est si intimement liée, voire si profondément enchevêtrée, à celle des autres vivants des écosystèmes ? La santé est plus que jamais écosanté, ce qui exige des moyens d’actions à la hauteur des problèmes, et, avant qu’il ne soit trop tard, cela exige notamment, comme le souligne Lester R. Brown une reconversion des investissements militaires dans de vastes programmes de réhabilitation de la santé des milieux de vie et des populations, la seule guerre gagnante étant celle contre notre propre bêtise collective …
Bref, désormais, notre avenir et celui des autres vivants mérite d’être pensé et porté avec un soucis beaucoup plus marqué du sens du lien et de la limite, ainsi qu’avec une prévoyance, une profondeur et une ampleur de vue caractérisées par une audace intellectuelle renouvelée, car, comme le disait Albert Einstein, « We cannot solve our problems with the same thinking we used when we created them… »
Notes
[1] p.39 Rapport Bruntland. Notre Avenir à Tous ou Rapport Brundtland du nom de la présidente de la commission, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland
[2] Les budgets en santé et en services sociaux atteignent près de 21 milliards de dollars en 2005-2006, soit 38 % du budget du Québec (CST, 2005:15).
[3] Mieux connue sous le nom de développement durable, certains semblent croire que cette proposition vise à faire durer l’actuel développement alors qu’elle en questionne le sens même et les modalités ...
[4] rapport sur le Millénaire - Millennium Ecosystem Assessment
Pour en savoir plus
CICOLELLA, André et Dorothée BENOIT BROWAEYS, Alertes Santé, Paris, Fayard, 2005, 422 p.
BROWN, Lester.R, Plan B 2.0, New-York, W.W. Norton& Company,Inc., 2006, 365 p.
FORGET, G.; LEBEL, J. 2001. « An ecosystem approach to human health ». International Journal of Occupational and Environmental Health, 7(2), S1S38.
RENAUD, Marc, et Louise Bouchard, “Expliquer l’inexpliqué: l’environnement social comme facteur-clé de la santé”, pp.15-24, Interface,vol. 15, no 2, mars-avril 1994
VANDELAC, L., « Perturbateurs endocriniens: environnement, santé, politiques publiques et principe de précaution » Bulletin de l’Académie nationale de Médecine, Paris, 184, no 7,1447-90, 2001.
VANDELAC, L., « Menace sur l’espèce humaine ... ou démocratiser le génie génétique », pp.5-26, Paris, Futuribles, 2001
VANDELAC, L., et D.MERGLER, 2003 « Nouveaux territoires de la culture scientifique et technique : érosion de la culture ou démocratisation des technosciences » in Nouveaux Territoires de la Culture scientifique et technique, B Schiele et Jantzen Réal (ed.), Presses de l’Université de Montréal, Science, 320 p.
En 2005, le Réseau québécois des femmes en environnement (RQFE) organisait un colloque international sur la santé et l’environnement intitulé Écodéfi 2005. Cet article est une version remaniée du discours d’ouverture du colloque prononcé par Mme Louise Vandelac, porte-parole de l’événement. Les actes du colloque sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ecodefi.org/documents/actes.pdf)

