Les changements climatiques : y a-t-il vraiment débat ?
Par Sebastian Weissenberger , étudiant au doctorat en sciences de l’environnement, Institut des Sciences de l’Environnement, Université du Québec à Montréal
Depuis quelques années, un certain nombre d’experts (et soi-disant experts) mettent en cause le bien-fondé de la science des changements climatiques et jettent un doute sur l’existence de ces derniers ou sur le rôle des activités humaines dans ces phénomènes. À la lecture de l’article de S. Rahmstorf, publié dans ce numéro, on pourrait croire que cette remise en question, injustifiée et hautement publicisée, est surtout répandue en Allemagne. Or, cela est loin d’être le cas. En fait, la plupart des théories et arguments utilisés émanent de l’Amérique du Nord, des États-Unis autant que du Canada. Souvent, comme en Allemagne et dans d’autres pays européens, l’industrie des combustibles fossiles et d’autres groupes de pression financent et médiatisent les recherches des « sceptiques ». Comme nous le verrons, les sommes dédiées à ces activités sont considérables.
D’emblée, j’aimerais préciser que le but de cet article n’est pas de disqualifier tout scientifique mettant en cause les conclusions du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat sous l’égide des Nations-Unies (GIEC). Cela serait faire preuve d’un dogmatisme contraire à l’éthique de la science. Il existe des sceptiques, comme John Christie ou Richard Lintzen, qui par-delà leur engagement politique contre le protocole de Kyoto, possèdent une crédibilité scientifique qui ne sera pas mise en doute. Il s’agit plutôt ici de démontrer comment une « fausse » science est créée de toutes pièces et est utilisée à des fins politiques, en dehors des sentiers normalement empruntés par la science.
Les groupes influents en Amérique du Nord
Parmi les groupes les plus influents à l’ouest de l’Atlantique, se trouvent les think tanks de la droite néolibérale. Le Fraser Institute de Vancouver en est un, autant que les Cato Institute, Marshall Institute et Competitive Enterprise Institute (CEI) de Washington. Il existe d’ailleurs une myriade de ces groupes, souvent reliés entre eux ou subdivisés en sous-groupes. Il est ainsi parfois difficile de s’y retrouver. Par exemple, le site Internet www.climatechange.org, qui rassemble des liens et articles remettant en cause la science des changements climatiques, est opéré par deux organismes : la Cooler Heads Coalition, une subdivision du CEI, et la National Consumer Coalition. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, cette dernière n’est pas une association de consommateurs mais un think tank dirigé par France Smith, la conjointe du président du Competitive Enterprise Institute, Fred Smith.
Le CEI
Le CEI exemplifie parfaitement le fonctionnement de ces think tanks. Son financement annuel, d’environ 4 millions de dollars US, provient à 40 % de sources corporatives. Celles-ci, gardées secrètes pour la plupart, comptent les Texaco, Amoco et Exxon . En plus de s’attaquer à la science des changements climatiques, le CEI défend une multitude d’autres causes. Il milite notamment contre la réglementation environnementale, l’étiquetage des OGM, le principe de précaution (représenté comme un frein au développement ) et l’efficacité énergétique. Il défend aussi l’industrie du tabac. Ces causes sont défendues également par presque tous les think tanks énumérés plus tôt. Le CEI va jusqu’à soutenir des thèses aussi obscurantistes que « le mythe du SIDA hétérosexuel» ou « les effets mortels de standards d’efficacité énergétique » , qui laissent un observateur neutre pour le moins perplexe. Comme les autres think tanks mentionnés, son mandat est avant tout politique. La science, utilisée de manière extrêmement biaisée, leur sert de justificatif. Au vu des thèses absurdes défendues par le CEI, on pourrait être tenté de considérer ce groupe comme un épiphénomène très en marge de la place publique. Tel n’est pas le cas. Le CEI a au contraire un grand pouvoir de rayonnement. Ses experts apparaissent sur des chaînes d’information comme CNN et l’un d’entre eux a témoigné devant le Sous-Comité de l’Énergie et l’Environnement du congrès des États-Unis en 1998. Le CEI est officiellement accrédité comme ONG auprès des Nations-Unies et trois de ses membres ont participé aux délibérations pour le Protocole de Kyoto. Le Wall Street Journal l’a qualifié de meilleur think tank environnemental.
Les autres
Les autres instituts sont également bien financés. Le Cato Institute de Washington, par exemple, a reçu presque 13 millions de dollars US en 2000, dont 30 % provenaient de sources corporatives incluant des industriels du pétrole et du gaz naturel comme Chevron, Exxon, Shell et l’American Petroleum Institute. Le Marshall Institute a pour sa part reçu, en 2002, 90 000 $US d’Exxon, dont 80 000 $ pour la recherche sur les changements climatiques. Il est présidé par William O'Keefe, ancien cadre du American Petroleum Institute et ancien président de la Global Climate Coalition, lobby industriel ayant dépensé 63 millions $US en contributions politiques entre 1989 et 1999 (comparé à 4,2 millions $US par des groupes environnementaux, les deux tiers de cette somme étant destinés au Parti républicain.
Le reste du financement est assuré par des dons privés, des ventes de livres et la contribution de fondations proches de la droite conservatrice aux États-Unis. Ainsi, le Marshall Institute de Washington a reçu plus de 6 millions $US des fondations Scaife, Earhart, Olin et Lynde & Harry Bradley Foundation entre 1985 et 2001. Ces fondations financent également le CEI, le Cato Institute et le Fraser Institute.
» Tableau 1 : Sources de financement des think tanks
Leurs publications
Sous prétexte de contribuer à des ouvrages scientifiques, des livres ou des brochures de vulgarisation sur les changements climatiques, les think tanks disséminent un message éminemment politique. Leurs propos visent à discréditer la science des changements climatiques et à argumenter contre la ratification du protocole de Kyoto ainsi que contre toute mesure visant la réduction de la consommation énergétique.
Climate of Fear: Why We Shouldn't Worry About Global Warming
En 1998, le Cato Institute publiait Climate of Fear: Why We Shouldn't Worry About Global Warming. Disponible gratuitement sur Internet, le livre est écrit par Thomas Gale Moore, analyste en politique fiscale (!) à l’Université Stanford ainsi que « senior fellow » du Cato Institute et membre du conseil du CEI. L’auteur a également agi en tant que conseiller économique du président Reagan de 1985 à 1989. Son livre conteste d’abord le réchauffement observé puis les prévisions du GIEC sur le réchauffement futur. Il termine en présentant les changements climatiques comme un bienfait pour la société. Il se base sur des arguments simplistes, une revue sélective et biaisée de la littérature et minimise les dangers pour la santé humaine.
Global Warming: A Guide to the Science
Le Fraser Institute de Vancouver, au Canada, a publié un ouvrage intitulé Global Warming: A Guide to the Science , également disponible gratuitement sur Internet. Écrit par Sallie Baliunas et Willie Soon, deux astrophysiciens et « Senior Scientists » du Marshall Institute, ce livre présente l’origine anthropique de l’augmentation du CO2 atmosphérique comme une hypothèse simplement plausible. Il tente d’invalider le lien entre les émissions de CO2 et l’augmentation de la température globale. Pour ce faire, les auteurs utilisent principalement les articles d’un seul auteur, John Christy, sceptique notoire. Dans le domaine des conséquences possibles, seul l’effet de fertilisation par le CO2 est retenu (voir l’encadré). Cette hypothèse est en grande partie tirée de publications de Sherwood Idso et de son fils Craig Idso, deux scientifiques réputés pour leurs liens avec l’industrie des combustibles fossiles . Global Warming: A Guide to the Science conclut qu’un réchauffement « optimal » serait un grand bénéfice pour l’humain et l’environnement. Notons au passage que les deux auteurs, Baliunas et Soon, ont aussi publié dans la revue Climate Research . Leur étude, financée en partie par le American Petroleum Institute, tentait de démontrer que notre siècle n’est pas le plus chaud du dernier millénaire. Elle fut réfutée peu de temps après sa parution, ce qui n’empêcha pas la Maison Blanche d’exiger de l’Environmental Protection Agency qu’elle l’inclue dans son rapport 2003.
Taken by Storm
Encore au Canada, le livre Taken by Storm a récemment fait l’objet d’un grand brouhaha médiatique. Il fut même récipiendaire du Prix Donner pour le meilleur ouvrage de conseil politique. Or, ce livre reprend toutes les thèses erronées ou biaisées décrites dans l’article de S. Rahmstorf, publié dans ce numéro. Il est écrit par Ross McKitrick, professeur associé au département des sciences économiques de l’Université de Guelph en Ontario et « senior fellow » du Fraser Institute et par Cristopher Essex, professeur de mathématiques à l’Université de Waterloo. Ce dernier, décrit comme une sommité en climatologie par le Globe and Mail, publie régulièrement des articles sur la dynamique non-linéaire et la thermodynamique des systèmes dissipatifs. Il n’a toutefois jamais publié d’article traitant du climat. S’il est crédible comme mathématicien, Essex ne possède visiblement aucune compétence reconnue dans le domaine de la climatologie. La promotion de son ouvrage a été considérable. Ainsi, on répertorie plusieurs critiques favorables dans des journaux canadiens dont le Globe and Mail, le National Post, le Calgary Herald et le Vancouver Sun. Il est vendu par la plupart des grands distributeurs comme Amazon ou Chapters. Ross McKitrick a d’ailleurs tenu des séances d'information devant le comité des finances du parlement du Canada et les congrès, sénat et gouvernement des États-Unis… Encore une mesure de l’influence politique considérable des sceptiques associés au think tanks !
Une influence certaine
Par leurs publications et leurs démarches auprès des gouvernements, les instituts tels que le Fraser Institute sont très efficaces politiquement. Il n’y a qu’à analyser les politiques du gouvernement de G. W. Bush et D. Cheney en matière d’énergie. Ces deux politiciens, étroitement liés à l’industrie du pétrole et du charbon, ont mis en place des politiques favorables à l’industrie : l’exclusion du CO2 du Clean Air Act, le relâchement des exigences de régulation pour les émissions de mercure des centrales thermiques, l’encouragement de l’exploration pétrolière en Alaska et, évidemment, le retrait des États-Unis du Protocole de Kyoto, qu’avait pourtant signé l’administration Clinton. Au moment de l’adoption de toutes ces mesures, les think tanks ont publié un grand nombre de documents plaidant exactement dans le même sens et utilisant des arguments pseudo-scientifiques.
Au Canada, l’influence de ces instituts est moins importante. Environnement Canada, dans son évaluation des changements scientifiques, se fie davantage au consensus scientifique qu’aux détracteurs de la science des changements climatiques. Le gouvernement fédéral, sous Jean Chrétien, a d’ailleurs ratifié le Protocole de Kyoto. Il existe cependant beaucoup de voix dissidentes au sein du monde politique et des provinces. Paul Martin est réputé plus proche du monde de l’industrie et des affaires que son prédécesseur. Il a longtemps hésité avant d’offrir son support au Protocole de Kyoto. Le chef du Parti Conservateur, Stephen Harper, a pour sa part qualifié le Protocole de Kyoto de « décision stupide et sans précédent ». L’influence d’un think tank comme le Fraser Institute de Vancouver auprès des politiciens n’est pas négligeable. Des politiciens conservateurs comme Stephen Harper, Mike Harris, Ralph Klein, Preston Manning et Dick Cheney ont tous assisté à des événements organisés par cet institut. Mike Harris et Preston Manning sont d’ailleurs des senior fellows du Fraser Institute.
Dans l’Ouest du Canada et surtout en Alberta, la science des changements climatiques reste contestée. Ainsi, sur le site Internet du ministère de l’Environnement de l’Alberta, il est dit que « les températures globales paraissent augmenter » et que « l’augmentation des gaz à effet de serre atmosphériques pourrait résulter en plus de chaleur emprisonnée près du sol ». Ce site accorde d’ailleurs autant d’espace aux conclusions du GIEC qu’à celles d’ « autres scientifiques » non nommés, suggérant que « l’augmentation de la température globale se situe dans la fourchette des variations naturelles », que « la tendance au réchauffement actuel fait partie des variations naturelles de température que la terre expérimente depuis des millions d’années » et que « des fluctuations ont existé dans le passé récent », en quoi on reconnaît les théories discréditées décrites par S. Rahmstorf. Dans un document tendancieux de ce Ministère , toutes les conclusions du GIEC sont mises au conditionnel et relativisées. L’accent est plutôt mis sur les variations naturelles du climat, sur les limitations de la modélisation climatiques et sur « l’absence de connaissance sur les causes et effets d’ajouter des gaz à effet de serre à l’atmosphère ». Une des conséquences concrètes des changements climatiques pour l’Alberta serait, selon ce document, l’allongement de la période de golf estivale.
L‘influence des think tanks et de leurs experts est considérable à cause des entrées privilégiées que leurs liens politiques leur confèrent auprès des instances de décision (gouvernements, parlements) ainsi qu’auprès des médias. Dans certains cas, l’association avec les grands groupes médiatiques est organique. Ainsi, Rupert Murdoch, le magnat de la presse mondiale et John Malone, directeur de TCI, le plus grand câblodistributeur aux États-Unis, siègent tous deux au conseil d’administration du Cato Institute et Conrad Black siégait à celui du Fraser Institute. Murdoch et Black sont connus pour leurs opinions politiques conservatrices. Conrad Black possédait, avant leur vente à CanWest, de nombreux journaux canadiens dont le Vancouver Sun, le National Post, le Vancouver Province et le Calgary Herald, qui ont tous publié des recensions favorables du livre de Essex et McKitrick. McKitrick est d’ailleurs un fellow du même Fraser Institute et, à l’occasion, éditorialiste au Calgary Herald et au National Post.
La réplique des scientifiques
Le monde scientifique ne reste pas muet devant la déformation, la discréditation et l’utilisation biaisée de la science par les groupes de pression. Un grand nombre de sociétés savantes, telles l’American Geophysical Union, la National Academy of Science de même que 16 autres académies des sciences (dont celles du Canada, du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne) se sont publiquement prononcées pour la défense des conclusions du GIEC. Les académies des sciences, dans leur déclaration commune, se disent favorables au Protocole de Kyoto, le décrivant comme un pas certes petit mais important vers la stabilisation des concentrations atmosphérique de CO2.
Parmi les signataires de la déclaration de l’American Geophysical Union du 23 janvier 2003, on trouve John Christy, ce véhément critique de la science des changements climatiques. Il est l’auteur d’un chapitre, The Global Warming Fiasco , dans un livre publié par le CEI. Contrairement à la plupart des sceptiques, il possède de solides références dans le monde de la science. Il a publié de nombreux articles (dont deux dans Nature et un dans Science, deux revues scientifiques extrêmement reconnues) et il fait partie du GIEC depuis 1992. John Christy est apparu à de nombreuses reprises devant les congrès et sénat des États-Unis (les 6 mars 1995, 29 juillet 1998 et 13 mai 2003, par exemple), faisant la promotion de l’article discrédité de Soon et Baliunas et conseillant de ne pas imposer de limites de consommation énergétique aux États-Unis. Le fait qu’il ait changé son fusil d’épaule revêt une signification certaine.
En février 2004, la Union of Concerned Scientist publiait un rapport signé par de nombreux chercheurs dont 20 récipiendaires du Prix Nobel. On y dénonçait la déformation systématique des expertises des scientifiques par la Maison-Blanche. Cette dernière y était accusée d’omettre et d’altérer des passages des rapports de la Environmental Protection Agency traitant des changements climatiques. Entre autres, la Maison-Blanche avait qualifié d’« ouvrage de bureaucrates » un rapport de la National Science Academy (NSA) qu’elle avait pourtant commandité et qui confirmait essentiellement les conclusions du GIEC. Elle avait même demandé à la NSA d’enlever la courbe des températures montrant une augmentation jusqu’aux années 1990 et d’inclure dans son rapport les résultats de l’étude déjà discréditée de Soon et Baliunas. Elle demanda également d’éliminer la conclusion statuant que les changements climatiques ont des répercussions globales sur la santé humaine et l’environnement, d’effacer le paragraphe traitant des impacts sur la santé et de souligner les limites des connaissances que l’on a au sujet des changements climatiques.
« Guerre républicaine contre la science »
La large place accordée aux arguments pseudo-scientifiques dans le débat public profite à certains intérêts privés, en première ligne ceux de l’industrie des combustibles fossiles. Parce qu’ils nient l’existence des changements climatiques et la responsabilité humaine, ces arguments retardent l’adoption de mesures visant à enrayer la progression des changements climatiques, à commencer par le Protocole de Kyoto. Les arguments apportés sont surtout publiés dans des livres, journaux, mémoires ou rapports. S’ils étaient publiés dans des revues scientifiques, ils seraient assujettis à l’examen de la communauté scientifique. D’autre part, les thèses défendues par les think tanks représentent des points de vue extrêmes, sans aucun soutien dans la communauté scientifique (la littérature anglaise nomme cela de la fringe science). Le débat autour des changements climatiques est un exemple saisissant (mais non unique) de ce que Chris Mooney a nommé la « guerre républicaine contre la science » . Les mêmes protagonistes et les mêmes schémas se retrouvent dans la discussion autour du tabac, et influencé par des groupes religieux, autour de l’avortement ou de la théorie de l’évolution. Dans une société démocratique, une diffusion publique et large de la science est primordiale pour éviter que des intérêts particuliers ne s’en emparent sur la place publique et influencent les prises de décisions collectives.
» Encadré – Effets fertilisants du CO2 : un bon argument ?
Pour en savoir plus :
- Competitive Enterprise Institute.
- Environnement Canada. www.climatechange.gc.ca
- Mann, M.E., C. M. Ammann, R. S. Bradley, K. R. Briffa, T. J. Crowley, M. K. Hughes, P. D. Jones, M. Oppenheimer, T. J. Osborn, J. T. Overpeck, S. Rutherford, K. E. Trenberth et T. M. L. Wigley 2003. Response to Comment on "On Past Temperatures and Anomalous Late 20th Century Warmth". Eos 84, 473., réponse à Soon W., Baliunas. S 2003. Proxy climatic and environmental changes of the past 1000 years, Climate Research 23, 89-110.
- Media Transparency.
- Union of Concerned Scientists 2004. Scientific integrity in policymaking. Union of Concerned scientists, Cambridge MA.
Notes
[2] Sources indiquées dans les déclarations d’impôts des compagnies
[3] « The Precautionary Principle's Challenge to Progress ». Jonathan Adler, dans « Global Warming And Other Eco-Myths ». Prima Pub. 2002.
[4] «The Myth of Heterosexual Aids ». Livre de Micheal Fumento, 1990.
[5] « The deadly effects of fuel economy standards : CAFE’s lethal impact on auto safety ». Julie de Falco, publication du CEI (1999)
[6] Soon, W., S. L. Baliunas, A. B. Robinson et A. W. Robinson 2001. Global Warming: A Guide to the Science, The Fraser Institute, Vancouver, B.C., Canada.
[7] Ils sont impliqués dans le Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change (2004), qui est financé en partie par Exxon, La Sarah Scaife Foundation et Greening Earth Society, elle-même financée par la Western Fuel Association, une association de l’industrie du charbon.
[8] Soon W., Baliunas. S 2003. Proxy climatic and environmental changes of the past 1000 years, Climate Research 23, 89-110.
[9] Environment Alberta 2001. Focus on climate change. Publication I/870, Alberta Environment, Edmonton, Alberta.
[10] The Global Warming Fiasco (Le fiasco du réchauffement global), dans « Global Warming And Other Eco-Myths ». Prima Pub. 2002.
[11] Chris Mooney, The republican war on science, Basic books 2005.
[12] Laurance, W. F., A. A. Oliveira, S. G. Laurance, R. Condit, H. E. M. Nascimento, A. C. Sanchez-Thorin, T. E. Lovejoy, A. Andrade, S. D'Angelo, J. E. Ribeiro et C. W. Dick 2004. Pervasive alteration of tree communities in undisturbed Amazonian forests. Nature 428, 171 – 175
